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Conseil d’Administration du 23 février 2017 : Déclaration CGT

jeudi 23 février 2017

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les administrateurs

Aujourd’hui tous les candidats à l’élection présidentielle, courtisent les électeurs. Certains tentent de convaincre les travailleurs que les efforts sont nécessaires pour le bien de la nation. La France est toujours en crise : accroissement des inégalités, paupérisation, chômage important, etc…
La dette publique plomberait notre économie. Un concept qui fait toujours débat, et de notre point de vue, ce n’est pas les dépenses qu’il faut réduire mais bien les recettes qu’il faut augmenter. Moins de dépenses publiques c’est plus encore d’inégalités. Tous les citoyens ne sont pas logés à la même enseigne.

Comment faire confiance aux politiciens ?
La répression frappe moins durement les délinquants en col blanc quand elle ne les épargne pas que les manifestants qui défendent leurs outils de travail.
A l’heure de la publication des dividendes versées aux actionnaires, qui au titre de 2016 atteignent 54,3 milliards d’euros en hausse de 11,8 % sur un an et 1,2 % pour e point d’indice. Les élus de la République sont loin d’être exemplaires. Pris les doigts dans le pot de confiture, l’ex premier ministre tergiverse sur la forme sans jamais répondre sur le fond. Il n’a même conscience de la gravité de ses actes, dans un éco-système parlementaire qui favorise la fraude. Le même qui demandent des efforts aux plus modestes pour donner encore un peu plus à ceux qui ont déjà tout . Les emplois fictifs, les modes de rémunérations des attachés parlementaires, la fraude fiscale, l’évasion fiscale, l’optimisation fiscale, des services de l’État exsangues alors qu’ils ont en charge la lutte contre l’évasion fiscale. Ce sont autant de maux qui gangrènent la France et poussent les électeurs vers l’extrême droite ou l’abstention.

Pour notre Établissement, le tableau n’est pas reluisant.
- Diminution constante des effectifs à VNF : depuis 2013 moins 297 ETP, et depuis 10 ans on approche 1000 emplois supprimés.
- Nombre d’emplois précaires multipliés par 3 sur la période 2014-2015. Précarité, délibérément entretenue en l’absence d’ARL amenant VNF à recruter des CDD à la place d’OPA.
- Un projet stratégique qui n’a que pour seul objectif de réduire encore et encore les effectifs en passant par la baisse des niveaux de service et le recrutement massif de travailleurs saisonniers.

Madame la Commissaire du gouvernement, ne pourrait-on pas garder de vrais emplois nécessaires au sein de notre Établissement pour réaliser nos missions et permettre d’améliorer la qualité des services que nous devons rendre ?

Le transport routier pèse fortement dans le bilan global des émissions des substances impliquées dans la pollution atmosphérique.
Même si l’évolution technologique des moteurs laisse apparaître une amélioration sur certains polluants ceci n’est qu’un trompe l’œil ; la baisse des émissions d’oxyde d’azote est contre balancée négativement par une augmentation des émissions de particules fines.

La pollution de l’air est un facteur de risque environnemental qui a un impact avéré sur la santé, qui touche une grande partie de la population, pour lequel il n’existe pas de mesures de protection individuelle simple et acceptable, mais dont les niveaux peuvent être baissés par des mesures collectives.
Le transport est le premier émetteur de Gaz à Effet de Serre( GES) responsables du réchauffement climatique. Lequel se traduit par une surmortalité importante en période de canicule.
La création de VNF devait favoriser le report modal pour lutter contre la pollution. Il est grand temps de préparer et d’imposer le report modal vers le fluvial sur tous les territoires où cela est possible.

La CGT s’est toujours opposée au projet stratégique qui impacte tous les usagers , les personnels, la fiabilité des installations et l’attractivité du réseau.
La CGT revendique les moyens humains, financiers et organisationnels pour la voie d’eau. Cela commence par le retour vers un opérateur unique des transports pour assurer de manière cohérente la modalité des transports sans mettre en concurrence les uns contre les autres.

La CGT revendique le doublement des effectifs pour entretenir, conserver et développer les voies navigables, pour qu’elles soient utilisables et attractives pour les usagers. C’est l’unique solution pour lutter efficacement contre la pollution et les GES dans le domaine des transports de marchandises.
Charge à vous, Monsieur le président, avec votre statut de parlementaire, de relayer et de porter nos revendications pour diminuer le risque sanitaire qui pèse sur les populations.

Les élus CGT au Conseil d’Administration